Processus

Publié le 25 Août 2011

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Dans cet article, je présente mon parcours artistique que je poursuis depuis un an.


Alors que j'étais en train de faire un stage de clown avec Anne Cornu et Vincent Rouche (deux pédagogues que je recommande grandement link), j'ai fait, en parallèle, 10 jours de ce que l'on appelle un CCP (cours certifié de Permaculture link) avec Steve Read.

Lors de ce cours, je pense que j'ai un peu saoulé le « vénéré » prof, Steve et quelques autres stagiaires, tellement j’étais enthousiaste à faire des liens entre la pratique du clown tel que l'enseignent Anne et Vincent, et la pratique de la permaculture.

Je voyais dans la lisière: l'espace de la rencontre entre deux clowns,

dans les zonations du design: les limites et les règles du jeu,

dans l'observation: la règle des "3 secondes" ,

dans le principe "un élément plusieurs fonctions": le détournement des objets,

et dans le principe "le problème est la solution"un grand espace de créativité.


En rentrant de ce cours, j'ai essayé de répondre à la question qui m'est si souvent posée lors de mes rencontres, « qu'est-ce que la permaculture? ». Et là, je me suis trouvée face à un vrai problème : la permaculture est difficile à définir en deux mots!

Est née donc mon envie d'aborder le sujet de la permaculture avec un nez de clown. J'ai fait cette expérience lors de ma dernière semaine de stage de clown, sous la forme de conférence, jouant le rôle d'une conférencière novice, très enthousiaste, passionnée, et avec un presque-trop qui offrait un espace de distance avec le sujet traité.

Encouragée par les retours, je me suis mise à rêver à un solo. Ce solo de clown devenait ma première pierre artistique que j'avais envie de poser pour le projet agri-culturel dans le Diois.


En février j'ai fait la rencontre du célèbre clown Bonaventure Gacon avec son spectacle Par le Boudu link. Son travail est devenu une référence et une matière d'inspiration qui m'a soufflé du courage pour envisager le travail en solitaire.

Voulant inscrire ce travail dans le territoire du Diois, j'ai fait une première résidence sans metteur en scène à la salle des fêtes de Barnave. Ce fut une révélation pour moi. J'ai trouvé un rythme et un processus de travail qui me correspondent, sans que je sois dans le désir du regard extérieur, en apprenant à me faire confiance.

Ce temps de résidence m'a aussi permis de méditer sur les liens entre le processus de création et le travail agricole. Lecture de «La révolution d'un seul brin de paille» de Fukuoka à l'appui, j'ai imaginé:

· des cours de chant tout en récoltant fruits et légumes, 

· des pauses désherbage pour changer d'air, se vider la tête et remettre les énergies en circulation, 

·   des séances de réunions/discussions associées à l'épluchage/dénoyautage. 

J'en suis même arrivée à rêver que l'agriculture pouvait être une voix d'autonomisation de l'art.

 

Une deuxième résidence a suivi en Bretagne, à la salle de fêtes de Plufur, commune où siège l'Université Populaire de Permaculture (l'UPP). Puis, début juillet 2011, j'ai joué la première de ce solo, nommé: «Par exemple!», aux Estivales de la Permaculture à Paris. Le spectacle a sérieusement pris forme avec, en première partie, le grand retour d'un personnage clownesque qui hante mon travail depuis longtemps: Catherine Perrot, concierge de nature. Ce personnage offre sa prise de conscience et sa relation à la permaculture. Puis s’opère une métamorphose qui fait naître le personnage de la conférencière, personnalité plus dépouillée, mais toujours aussi passionnée.

 

Toujours dans une démarche d'expérimentation, lors du festival « Laisser le Passage Libre » à Barnave fin juillet, avec Steve Read, nous avons crée une rencontre entre un ‘vrai’ conférencier permaculteur et mon personnage de Catherine Perrot. L’enthousiasme du public nous a encouragé à poursuivre dans l’avenir cette formule qui se situe entre la conférence et le spectacle, comme un outil de diffusion de la permaculture. Nous l’avons nommé « Conciliabule sur la permaculture ».

 



Rédigé par Chloé

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