Dossier projet "Nuage"

 

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https://www.dropbox.com/s/mp1gca0of0c8vlm/NUAGE.pdf

Nuage

 

Danse-théâtre imprévisible

Mise en scène Comédienne Danseuse Danseur Costumière, co-scénographe Sonorisatrice, co-scénographe

 

Chloé Decaux

Laurence Claoué

Nicole Klein

Sébastien Molliex

Stéphanie Cailleau

Lynn Pook

Contact : Decaux Chloé 06 95 888 203 decauxchloe@yahoo.fr

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Note d’intention :

Depuis ma première mise en scène « Vagabondage au pays du jardin » crée en 2006, je questionne le rapport de l’être humain avec la nature. Ce premier travail avait pris naissance suite à la lecture de « Eloge des vagabondes » de Gilles Clément, paysagiste. Cette création, un déambulatoire pour espaces verts a été pour mon équipe et moi-même l’occasion d’établir un parallèle entre le jeu de l’acteur et ce que propose Gilles Clément avec ses jardins : trouver un équilibre entre laisser faire et orienter ou guider la nature.

C’est encore un livre de Gilles Clément, « Nuages », qui m’a donné envie d’aborder le thème des nuages. Oeuvre fascinante de la nature, « agregats de mico-goutellettes en suspension », matière multiforme et indomptable, les nuages inspirent autant les poètes que les scientifiques. Sans bruit, juste au-dessus de nos têtes, parfois chargés d’éléments polluants invisibles, ils peuvent aussi devenir un danger.

Avec ce thème des nuages, j’aimerais créer avec l’équipe artistique, une fresque poétique et organique à l’image de l’évolution permanente des nuages qui varie en fonction du taux d’humidité, de la température, de la pression atmosphérique et des vents.

« Léonard de Vinci décrivait les nuages comme « des corps sans surface » et, en effet, il est difficile de dire où ils commencent et où ils finissent car ils sont fantomatiques, éphémères et impalpables »

Le cumulonimbus « L’énergie contenue dans un tel nuage a été estimée équivalente a dix fois celle de la bombe d’Hiroshima. »

Le guide des chasseurs de Nuages. Gavin Pretor-Pinney

« Nuages : agrégat de micro gouttelettes en suspension. Les gouttes résultent d’une condensation autour d’une particule. Sans particule – sans « impuretés » - la condensation ne s’opère pas. Le matériel particulaire à disposition couvre un champ large, des poussières de loess aux microorganismes. Un Nuage ne doit pas être considéré comme de l’eau seule en vapeur, à l’état de rosée, mais comme un ensemble complexe impur, et informé. »

Nuages. Gilles Clément.


Propos artistique

Juste au-dessus de nous, paisibles ou menaçants, à portée du regard mais intouchables, les nuages habitent notre quotidien et ponctuent notre rapport au temps. Pourtant il est rare de trouver quelqu’un qui sait les identifier ou les nommer, qui connaît leurs espèces et leurs variétés. D’un autre point de vue, la classification scientifique de Linné pose la question de l’étrange désir de l’homme de tout répertorier. La poésie décalée qui se dégage des textes de description minutieuse des nuages de Gavin Pretor-Pinney dans son Guide des chasseurs de Nuages offre des textes musicaux, proches de l’absurde et chargés d’images évocatrices et d’humour.

Se déplaçant à mi-chemin entre ciel et terre, les nuages sont devenus des symboles dans beaucoup de croyances et de mythes pour séparer les royaumes des dieux et des mortels, et ceci dans toutes les cultures. Ils sont aussi un sujet de prédilection pour les peintres, les poètes, les écrivains et autres rêveurs. Parfois, même, la volonté de cerner ces nébulosités mène à la folie comme Stéphane Audéguy l’illuste bien dans son roman La théorie des Nuages.

Entre les différentes formes de nuages et nos humeurs changeantes, il est aisé de faire des parallèles et notre état d’âme semble souvent lié à l’état du ciel. Lors d’un interview, un météorologue a avoué qu’il aimait penser que son état émotionnel du jour influençait la météo.

Du côté de la science, les nuages représentent l’état du cycle de l’eau qui est le moins maîtrisé par l’homme. Il existe juste quelques constructions fragiles mais ingénieuses dans le désert pour remplir grâce à la rosée de maigres bidons d’eau. Des tentatives pour « percer » les nuages afin de déclencher une pluie ciblée sur un endroit précis ont été expérimentées (surtout par l’armée américaine pendant la seconde guerre mondiale) mais les résultats trop aléatoires découragent les esprits les plus avide de pouvoir.

Sans frontières et accessibles à tous : quelle donnée riche de perspectives et d’espoir. Une idée qui m’est précieuse. Pourquoi ne pas imaginer les nuages comme un point de départ à une réflexion sur une « solidarité écologique internationale et utopiste » ?

Ce ne sont que quelques aspects de ce sujet si vaste qui me tiennent à cœur et que je souhaite soumettre à l’équipe artistique et explorer à travers le média du théâtre et de la danse.

« Il est quelque peu alarmant d’apprendre qu’en pesant l’eau contenue dans les gouttelettes d’un cumulus de taille moyenne – un cumulus mediocris – on obtiendrait à peu près le poids de quatre-vingts éléphants.(...) Etant donné que les éléphants de nos jours ont tendance à ne pas voler, comment se fait-il que l’eau équivalent à quatre-vingt d’entre eux puisse s’élever et former un cumulus ? »

Le guide des chasseurs de Nuages. Gavin Pretor-Pinney

Mise en scène :

L’équipe artistique, pour la création de ce spectacle, regroupe des artistes de différentes disciplines (danse, théâtre, arts plastiques et création sonore) avec chacun un parcours artistique déjà bien affirmé. La rencontre des diverses approches et sensibilités sur le sujet des nuages sera la particularité et la beauté de cette création. Après une période d’échanges d’informations et de documentations avec l’équipe artistique, un temps précieux sera dédié aux propositions de chacun. Ensuite je suggère de coordonner l’ensemble et d’établir une trame commune avec des outils-repères de jeux, tout en laissant une place à l’imprévisible et à sa résonance.

L’équipe artistique est constituée de Laurence Claoué, comédienne passionnée, avec laquelle j’ai déjà crée ma première mise en scène, nous avons beaucoup d’affinités dans le travail et son intérêt pour l’écriture est une qualité inestimable. Nicole Klein, danseuse charnelle et expressive, artiste multiple et maraîchère diplômée, partagera sa recherche personnelle sur le mouvement en milieu naturel. Le regard subtil du danseur-chorégraphe Sébastien Molliex, formé en technique somatique et expérimenté en danse-contact amenera la dimension sensible de l’indicible.

Laurence Claoué, Nicole Klein et Sébastien Molliex ont, tous les trois, abordés dans leur parcours le théâtre d’objet, pratique que je souhaite mettre en valeur.
Pour la scénographie, j’ai proposé à deux fascinantes plasticiennes Stéphanie Cailleau, et Lynn Pook d’associer leurs sensibilités aux matières, aux paysages et aux corps afin d’offrir un espace de jeu sensuel, ludique et en perpétuel mouvement.

Stéphanie Cailleau délicieuse spécialiste des textiles et particulièrement du feutre, habillera les acteurs de la scène et leur mouvements. Et pour l’univers sonore, et la notion d’installation, j’ai invité l’improbable Lynn Pook, plasticienne, à se joindre à nous pour nous illuster la palette sonore des nuages : du silence au tonnerre.

Mon parcours artistique m’a fait découvrir la fragilité et la puissance du travail sur le « moment présent ». Avec la compagnie Théâtre Alchimique et avec ma pratique du clown, j’ai beaucoup expérimenté le travail de la distanciation et de l’improvisation.
L’outil du théâtre est comme une membrane sensible, à dimensions variables, offrant un espace de respiration entre le monde qui nous entoure et les spectateurs.

Pour aborder cette création, je désire accorder beaucoup d’importance à l’écoute, quelle qu’elle soit et d’où elle vienne et à l’expression de cette écoute, comme un cadeau offert à l’autre ou au spectateur. Ce qui implique que le ressenti et les réactions du public pendant la représentation soient aussi pris en compte et peuvent orienter différemment le parcours de l’acteur ou du danseur. Le public se transforme en miroir qui permet une prise de distance avec ce que l’on crée sur le plateau.

Pour accompagner les acteurs sur le plateau, je puise mon inspiration dans le travail de Bonaventure Gacon, François Cervantes, Tg Stan, Chien de Navarre, et de la comédia del arte...

« Le théâtre ce n’est pas peindre la vie mais rendre le théâtre vivant. » Anne Cornu, inspirée par le peintre Bonnard.

Extraits de textes :

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Le Manifeste

De la Cloud Appreciation Society

Nous pensons que les nuages sont injustement dénigrés et que la vie serait incomparablement plus pauvre s’ils n’existaient pas.

Nous croyons que les nuages sont des poèmes de la Nature, les plus équitables parmi ses bienfaits car chacun peut les observer à loisir.

Nous nous engageons à combattre sans relâche le diktat du
« ciel bleu » chaque fois que nous le rencontrerons, car la vie serait d’un ennui sans nom si nous étions condamnés à la monotonie d’un éternel ciel sans nuages.

Nous nous efforçons de rappeler aux gens que les nuages expriment les humeurs de l’atmosphère et qu’à ce titre, comme les expressions humaines, ils sont sujets à interprétation.

Nous pensons que les nuages parlent aux rêveurs et que l’âme s’enrichit à les contempler. En vérité, ceux qui s’abandonnent aux évocations suscitées par leurs formes feront l’économie d’une psychanalyse.

Et nous déclarons donc à qui veut l’entendre :
« Lève les yeux, émerveille-toi de l’éphémère beauté, et vis ta vie la tête dans les nuages. »

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Le guide des chasseurs de Nuages. Gavin Pretor-Pinney

Différentes espèces et variétés de ce type (les stratocumulus) dépendent principalement de la forme et de la composition de ses éléments. Il existe trois espèces reconnues: Les stratiformis, la plus répandue, où la couche moutonneuse couvre presque tout le ciel plutôt que de se manifester sur certains emplacements isolés; le catellanus, où les éléments séparés du nuage forment des tourelles crénelées à partir de base aplatie ; et le lenticularis, où ils prennent des formes lisses en amandes ou en lentilles (parfois, cette espèce se présente davantage comme un nuage individuel en forme d’amande plutôt qu’en couche moutonnée). Comme pour tous les genres de nuages, un stratocumulus ne doit pas nécessairement appartenir à l’une de ces espèces reconnues : s’il ne correspond à aucune des descriptions ci- dessus, un ensemble de nuages moutonneux s’appellera tout simplement stratocumulus.

(...)
Le Stratus est une nappe de nuages indistincte, plate et grise, ne présentant généralement aucune physionomie particulière. Aucune tête de chou-fleur remarquable pour accrocher la lumière du soleil sur cette formation – rien qu’un voile couvrant de brouillard qui dispense une pauvre lumière.
En comparaison des frénétiques et capricieux nuages de convection, le stratus est un individu pondéré. Il ne se fatigue que rarement à déverser un tant soit peu son humidité – jamais d’avantage qu’une petite bruine ou qu’une neige légère. Il prend tout son temps pour arriver, mais une fois installé, prolonge sa visite au-delà de toute politesse. Ce nuage ne brille pas par sa spontanéité – ce n’est pas lui qui va surprendre tout le monde pendant un pique-nique en déversant brusquement des trombes d’eau juste au moment où on vient de sortir les sandwichs. Lorsque la nappe épaisse d’un stratus recouvre le ciel, on ne forme pas le projet d’un pique-nique et on préfère aller au cinéma.
En tant que fondateur de la Cloud Appreciation Society, j’aime à penser que mes affections se portent sur toutes les sortes de nuages et sur chacun en particulier. Pourtant, par un matin froid de février à Londres, un stratus là-haut me pèse lourdement sur le moral.
Les jours sans nuages, le ciel manque d’échelle et de profondeur.Lorsque les nuages sont nombreux, le chasseur de nuages peut apprécier, au regard des différentes couches et formations, la dimension de l’atmosphère. Mais ce stratus me rend claustrophobe, et ce n’est pas bon lorsqu’on est dehors.Il évoque une connaissance qui persisterait à rester trop près de vous et à envahir votre espace vital. Et par-dessus le marché, il me laisse sans la moindre idée de l’endroit où se trouve le soleil.
(...)
Mais l’attrait principal du cumulus pour le néophyte – en dehors bien sûr, du fait qu’on associeà un temps clément – est qu’il donne l’impression d’être sacrement confortable. Qui n’a pas rêvé, en contemplant ses blanches rotondités, de s’y affaler dans un sommeil douillet ? Ces nuages sont destinés à être les trônes des dieux. Et d’ailleurs dans les figurations religieuses anciennes, ce sont eux qui servent de sièges aux saints. Tandis que dans les temps les plus reculés de la culture occidentale jusqu’au Moyen Age, Dieu n’était représenté que par une mainou un œil émergent des nuages, à partir du début de la Renaissance, ces nuages devinrent les supports des divinités dans les peintures religieuses.

Le guide des chasseurs de Nuages. Gavin Pretor-Pinney

TABLEAU CLASSIFICATION DES NUAGES

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Les nuages sont classés selon le système latin de Linné, (semblable à celui utilisé pour les plantes et les animaux) basé sur leur altitude et leur aspect. La plupart des nuages tombent dans l’une des dix catégories de base, appelées « genres ». Ces genres peuvent encore se définir davantage par différentes « espèces » possibles, et toutes combinaisons possibles de « variétés ». Il existe aussi divers nuages accessoires et caractéristiques supplémentaires qui apparaissent parfois en conjonction avec les principaux types de nuages.
(Si tout ce latin vous énerve, rassurez-vous – il m’énerve aussi.)

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L’équipe :

Chloé Decaux : Metteur en scène, diplômée du TNS en section Régie (1998/2001), elle diversifie très tôt sa pratique et fait durant ses études de régisseur de l’assistanat à la mise en scène avec Lucas Hemleb et Laurence Roy. Elle a débuté son apprentissage de comédienne avec la formation de la Cie du Passeur où le travail de l’acteur est associé à la pratique du mouvement sensoriel crée par Danis Bois. Chloé Decaux a ensuite rejoint la formation des Ateliers du Sapajou qui lui a permis d’acquérir les techniques de training de Grotowski. Pour approfondir son enseignement, elle a suivi des stages de voix, de danse, de clown notamment avec Phillipe Hottier et Anne Cornu et Vincent Rouche. Ses compétences multiples lui permettent d’avoir un regard global sur le métier du théâtre. Depuis 9 ans, elle travaille comme metteur en scène, comédienne, régisseuse, scénographe, créatrice lumière, dans différentes compagnies.

Elle a co-créé en 2002 la Cie Théâtre Alchimique dans laquelle elle joue et co-met en scène toute les créations. Depuis 2005, elle oriente son travail artistique vers le paysage et l’écologie et crée des installations poétiques : le Verger de Mme Loyal et un spectacle Vagabondage au pays du jardin. En 2010, elle s’est formée à la permaculture et a co-crée l’association Passe- Crassane qui se rapproche plus de ses ambitions utopiques.... mais réalistes !

Laurence Claoué : née en 1981, a été formée au Studio d’Asnières dirigé par Jean Louis Martin Barbaz et Hervé Van der Meulen. Depuis, elle travaille avec différentes compagnies de théâtre, danse contemporaine et théâtre d’objets/marionnettes. En 2008, elle intègre la compagnie Du zieu dans les bleus dirigée par Nathalie Garraud, compagnie en partenariat avec le théâtre National de l’Odéon dans le cadre du théâtre d’intervention, théâtre hors les murs. Elle participe ainsi aux différents projets de création (Ursule, Victoria, C’est bien c’est mal, Notre Jeunesse) et de formation (option-théâtre lycée). Dans le cadre de ses créations et lors de stage, elle se plaît à travailler tout processus artistique de distanciation tel que le masque, le clown et le théâtre d’objet ainsi que le travail d’improvisation. Pendant quatre années, elle a participé en tant qu’auteur/metteur en scène à différents projets pour deux compagnies amiénoises (Chamboule touthéâtre et Pied de nez).

Elle a rencontré Chloé Decaux en 2002. Elle joue et participe à l’écriture de son spectacle Vagabondage au pays du jardin.

Nicole Klein : Artiste pluridisciplinaire en quête de globalité et d’une autonomie généreuse, Nicole Klein concocte des alchimies entre des pratiques allant de la danse à l’agriculture passant par la construction, la cuisine, la couture, le chant, l’écologie et l’écriture. Depuis sa formation de plasticienne à l’Ecole de Beaux Arts de Cergy elle n’a eu de cesse de s’impliquer dans des projets à formes croisées.

Entre 2005 et 2008 elle crée trois performances jouant sur la relation du corps avec une pratique artistique autre : Entre eux deux (photo), To be... what the ? (théâtre, cinéma et photo) et S’enchêvetrer (sculpture) ; ainsi qu’un spectacle musical, visuel et dansé sur un thème écologique pour jeune public : Au fil de l’eau.

De 2007 à 2010, et parallèlement à ses activités de militante écologiste et de cuisinière, traductrice, couturière, elle travaille avec la compagnie Du petit côté. Explorant des états de corps comme celui des rugbymen dans Cadrages débordement ou encore celui du corps diaphragmatique dans À un fil n°2, elle y trouve un écho à son propre travail par l’engagement particulier qu’exige ce travail et dont l’approche n’est pas si loin du bûtoh.

Elle participe à monter le Collectif Le moindre geste en 2010 qui a pour objectif de favoriser l’art et le mouvement comme un mode de partage et d’intervention sociale.
Avec un diplôme agricole en poche, elle co-fonde l'association Passe-Crassane en 2011 avec Chloé Decaux, dans le but de créer un lieu agricole et culturel et ainsi continuer à tisser des liens entre différentes pratiques.

Sébastien Molliex : Son parcours artistique commence par le théâtre corporel et les arts de la marionnette (formation professionnelle d’acteur marionnettiste du Théâtre aux Mains nues à Paris). Cette double recherche l’oriente vers l’utilisation du corps dans le théâtre de marionnette, comme support métaphorique de l’action.

C’est alors qu’il rencontre la danse contemporaine et la danse Contact-Improvisation. Il se forme alors auprès des spécialistes de la discipline en Europe et aux Etats-Unis (Nancy Stark Smith, Chris Aiken, Kirstie Simson, Andrew de Lobtinière Harwood...).
Il complète cette formation par un entraînement régulier en danse contemporaine. Son intérêt pour l’improvisation et la spontanéité du geste lui font rencontrer et explorer la pratique du Mouvement Authentique qui nourrit son travail de création et d’enseignement.

Il suit actuellement la formation professionnelle de Body Mind Centering® (SOMA).
Il est co-fondateur de la Compagnie
Les Os pOsés dans laquelle il est chorégraphe et interprète.

Stephanie Cailleau : Aprés des études d'arts appliqués et de textile à l'Ecole de Arts Décoratifs de Paris, clôturés par une formation de 5 mois au National Institute of Design en Inde, Stéphanie Cailleau dévelloppe peu à peu un travail de plasticienne dans la nature, avec pour matériaux principal le feutre.
L’artiste, non sans humour, se qualifie volontiers de « feutreuse tout terrain », c’est un fait, Stéphanie développe aujourd’hui une pratique virtuose du feutrage. Ses œuvres sont créées ou déployées in situ lors de résidences et de parcours d'art dans la nature. Elles se lovent sur rocher, se greffent sur arbre créant une confusion quant à la nature organique de la matière et la croissance du vivant.
Confectionnés sur le paysage et les corps (Vêtement cabane) ses travaux sont pour le moins énigmatiques ; le feutre - isolant thermique, phonique et matière imperméable - apparaît comme être un élément protecteur, sensible et maternel. A contrario, dans la nature ses œuvres font également office d’éléments parasites et, en dépit de la beauté des formes, de la douceur du matériau, font pointer ce caractère monstrueux, évoquant l’hybridation d’une ère postindustrielle, celle des OGM et de l’après Tchernobyl.
Elle travaille également sur les vêtements de rebuts et prépare actuellement un projet mêlant textile, dessins et vidéos.
http://stephaniecailleau.fr

Lynn Pook : artiste franco-allemande, vit et travaille à Barnave (Drôme/FR) et ailleurs. Elle étudie la sculpture, les arts et médias et la danse à Strasbourg, Paris, Berlin, Karlsruhe (ZKM) et Marseille. La pratique de Lynn Pook prend racine dans l’observation du corps, de l’individu et de ses perceptions. De ses recherches naissent des dispositifs intimistes et sensibles interrogeant les modes et les systèmes d’échange entre le spectateur et l’objet, entre un individu et son environnement. Son oeuvre plutôt sculpturale s’exprime à travers différents médiums traditionnels ou technologiques. Entre 1998 et 2009, elle crée des installations, collabore à des projets de marionnette contemporaine, à divers projets liés aux problématiques de présentation d’oeuvres dans l’espace urbain et à des projets chorégraphiques.

Depuis 2003, elle s’intéresse particulièrement au toucher par un contact sonore explorant la dimension vibratoire et tactile du son. A travers ses oeuvres „audio-tactiles“, Lynn Pook s’immisce dans le domaine du toucher, un sens culturellement soumis à des règles sociales restrictives et complexes. Elle abolit la distance entre le spectateur et l’objet et investit l’individu comme lieu et matière d’une sculpture temporelle. Ce travail qui surprend nos sens lui vaut une reconnaissance internationale. Depuis 2005, elle collabore avec l’artiste Julien Clauss sur des projets audio-tactiles et sur le projet Immunsystem dans lequel ils développent des stratégies prospectives et poétiques.

Ces dernières années, toujours avec le même intérêt pour l’intime et l’individu, elle s’engage dans un travail presque ethnographique basé sur des interviews.
Elle organise aussi des rencontres interdisciplinaires en milieu rural où elle a élu domicile depuis 2

ans. (www.laisserlepassagelibre.org) www.lynnpook.de

 

 

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